À propos de : Ce Violent désir d'Afrique
 
Résumé
 
Enfant, il rêvait de l’Afrique des peuples noirs, des grands fleuves et des chasses aux fauves. Au lendemain des maquis, parvenu à l’ âge d’homme, Roger Fabre choisit le Cameroun. Le jeune Toulousain parti au titre du service de santé est bientôt titulaire d’une licence de chasse : il se fait guide professionnel. Dès lors, son désir se joue des frontières. Cette histoire vécue nous emmène au Tchad, au Gabon, à Brazzaville, dans la toute nouvelle République de Centrafrique, en Côte-d’Ivoire, au Sénégal et en Haute-Volta. Le lecteur est entraîné dans d’incroyables remontées du Congo, sur les rives du Chari, de l’Oubangui, au rythme d’aventures prodigieuses mais authentiques, mêlant scènes cocasses, passions de rencontre, amour durable et nostalgies… Une épopées de la grande chasse ? Certes, mais plus encore, voici trente années décisives d’un continent que l’homme blanc, si volontiers marchand de canons et d’utopies, est en train de tuer. Une Afrique profonde que l’ancien guide, tout comme Christian Dedet, l’auteur de la Mémoire du Fleuve,  se refuse à voir mourir peu à peu.
 
Critiques
 
« Christian Dedet est un amoureux de l’Afrique. Pas celle du franc c.f.a. dévalué, celle que les "puissances" délaissent après l’avoir déstabilisée. Pas celle qui s’apauvrit au lieu de profiter de ses immenses richesses, ni celle que ses dirigeants égoïstes laissent mourir. Alors il reste les souvenirs transformés en fantasmes d’une étourdissante sensualité, un espace sombre comme la chaleur des nuits d’amour, où s’affrontent des buffles traqués et des crocodiles sournois. Déjouant la domination des hommes blancs, les rapports savaient parfois être francs, chaleureux, inoubliables avec les colonisé(e)s. Ce violent Désir d’Afrique est un hymne au refus d’oublier. »
Marie Roger Biloa, Africa International.
 
« Ce Violent Désir d’Afrique  n’est pas seulement une épopée de la grande chasse. Ce qui ne serait déjà pas si mal. C’est aussi un certain regard sur trente années qu’on ne saurait qualifier de glorieuses. Trente années qui ont fait de l’Afrique profonde un continent à la dérive. »
Joseph Macé-Scaron, Le Figaro.
 
« Avec cette aisance du conteur qui a fait le succès de ses précédents livres, cette mise en vie de personnages blancs et africains qu’il doit à ses qualités d’homme  et d’écrivain, sympathie, repérages sur le terrain, réensemencement de l’imaginaire par une culture de lente imprégnation, verve des portraits, véracité des dialogues, art de mêler l’étrange, le burlesque et le dramatique et de donner à son livre des mouvements divers d’action et de méditation, Christian Dedet nous parle certes d’un destin, celui d’un homme qui eût séduit un Conrad, un Jules Verne, les frères Tharaud, ou plus encore Simenon, mais aussi d’une destinée, celle de l’ Afrique Noire. Passion, émotion soulignent chaque page de Ce Violent Désir d’Afrique : en le lisant, on se dit que les romanciers sont des visionnaires et qu’il faudrait bien parfois que les politiques les écoutent. »
Joël Schmidt, Réforme.
 
« Ce Violent Désir d’Afrique est, sinon la suite, du moins le prolongement de La Mémoire du fleuve. Ce sont deux chroniques magnifiques, d’une force vitale et d’un imaginaire énivré. Nous avons devant nous l’Afrique des grands fleuves et des grands fauves, la nature sauvage, le peuple dans son cérémonial, la tribu dans son ardeur immémoriale. Christian Dedet a été par elle fasciné, et il l’évoque, aujourd’hui, avec une fougue inflexible, par l’intermédiaire d’un héros familier, Roger Fabre, comme l’Europe des conquérants en suscita dans son âge d’or. La nostalgie est au rendez-vous. Une sorte de nostalgie rageuse devant ce que fut l’ Afrique et ce qu’elle est devenue. Un livre épique de tendresse, une splendeur tout ensemble enchantée et désespérée. »
Pol Vandromme, Le Nouveau Courrier.
 
 
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