À propos de : La Casse
 
Résumé
 
Un enfant de la bourgeoisie méridionale, Jérôme Lajunie, ne s’est jamais senti dépaysé à Paris. Sabine, Marie et Belle l’aident tour à tour à faire quelques découvertes, y compris celle de la mélancolie. L’Algérie va le marquer, et l’on commence à s’ennuyer dans la France du Général. Mais il n’y a pas de quoi invoquer Mao. Voici les années 60. Avec le cérémonial et la musique, tout est encore possible dans l’Empire. Le jeune avocat se ferait très bien à ces accommodements. Malheureusement la vie a changé. Est-ce Evelyne qui prend Jérôme pour une machine à sous, la société qui broie les hommes libres ? Jérôme rend Evelyne à sa famille, retrouve Marie devenue actrice, part avec elle en Italie. Un mois de Mai qui ne ressemble à aucun autre interrompt leur voyage...
 
Critiques
 
« L’enjeu pour Christian Dedet est de conserver avec le monde un certain type de relations, faites de sympathie mêlée d’enthousiasme, et d’échange amoureux. Si l’on doit être exclu de ce circuit bénéfique, mieux vaut périr. Quand le monde vieillit, se sclérose, ne répond plus à ses élans immuablement vifs, Christian Dedet s’indigne. Le ton devient satirique, et il écrit La Casse. »
Nicole Casanova, Esprit.
 
« La Casse : un roman noir, un thriller de l’âme, où le héros tente de se dépêtrer d’un "merdier" envahissant et polypode, le Système. »
Nouvelle Action Française.
 
« Voici le cinquième livre de Christian Dedet, le plus grave, le plus beau.. Son titre, La Casse, révèle qu’il s’agit de l’histoire d’une déchirure. (…) Est-ce bien une histoire ? L‘ouvrage en a toutes les apparences : l’itinéraire sentimental d’un jeune étudiant à la veille de mai 68. Trois femmes dont aucune ne le satisfait, quelques randonnées en forme d’escapades. Mais ne nous laissons pas abuser. Cela c’est l’accessoire, l’escorte extérieure et même parfois le pittoresque du livre. En réalité, le vrai roman est ailleurs, non pas dans les marges, mais au cœur de ce récit secret. M . Christian Dedet confère de la tenue à cette insurrection, l’associe à une morale de l’ allure, la tourne vers le défi et vers une hauteur que les nigauds qualifieront de méprisante, alors qu’elle est l’expression d’une tendresse écoeurée par la sottise vélléitaire. Dans la littérature d’aujourd’hui apparaît un type nouveau : le gauchiste de droite. »
Pol Vandromme, Le Rappel.
 
« Les comptes discrets de la bourgeoisie. (…) Une voix frémissante, parfois nerveuse comme un allegro. »
Maurice Chavardès, Témoignage Chrétien.
 
« Christian Dedet est doué. Il écrit à sa guise : sec, coulé, rapide, poétique. Son cinquième roman est une réussite, entre le Curtis d’Un jeune Couple, et le Freustié amer d’Isabelle. »
François Nourissier, Le Point.
 
« Un mois de mai qui ne ressemble à aucun autre le plonge dans le désarroi. Sur ce thème banal en apparence, Christian Dedet a construit un roman qui s’inscrit dans la lignée des hussards de la nouvelle littérature : une écriture stendhalienne, du goût pour le dilettantisme et une certaine manière de traverser la vie à gué, qui ne manque pas d’allure. »
Jacques Molénat, L’Express-Méditerranée.
 
« Christian Dedet a cette rare vertu de nous redonner le goût d’être jeune, de cette splendide jeunesse qui, loin de « la nouvelle Gnose, des jargons et des blablas savants », sait être heureuse. En dépit de tout, voilà un romancier qui ose parler du bonheur de vivre. Et qui en parle avec ironie. Ce n’est plus du courage, c’est de la témérité. »
Henri Bonnier, Le Méridonial.
 
« Jérôme et Marie sont surpris en Italie par mai 68. Les voilà à Paris (…) Sur le temps des émeutes et des étudiants les pages de Christian Dedet sont parmi les plus personnelles et les plus vivantes. Si bien que l’on en vient à se demander si les mots ici ne sont pas plus vrais que les personnages. Croyons-nous beaucoup à Sabine, à Belle, à ces avocats gauchisants, à ces conspirateurs O.A.S. ? Cela n’est pas sûr. Mais, la dernière page tournée, nous croyons à Christian Dedet. »
Kléber Haedens, Paris-Presse/L'Intransigeant.
 
« Un accent de mélancolie traverse le roman de Christian Dedet, accompagnant les jeux de la satire la plus aigüe et la plus gaie. Car le monde change lentement et L’Éducation sentimentale demeure le modèle de ces romans de formation qui associent et opposent à son époque un jeune homme à la fois sensible et indifférent, vulnérable et pourtant protégé, tenté par une action à laquelle il ne croît guère. Encore un instant de bonheur. »
Georges Anex, Le Journal de Genève.
 
 
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