À propos de : L'Éxil
 
Résumé
 
Rappelé dans un fort perdu des confins sahariens, le médecin-Lieutenant Laurent Dussault purge les derniers mois d'un service inutile. Son horizon est celui de supplétifs insaisissables. Et de deux autres gradés. Le commandant Bonhomme, qui n' attend plus que la retraite. Le capitaine Bornier, dont l'Extrême-Orient a marqué l'existence. Pourtant, une échappée vers la mer  et  vers l'amour d'une petite italienne, Gina, exilée comme lui, l'expression inattendue des solidarités humaines, viennent interrompre, pour Laurent, ce drame silencieux...
 
Critiques
 
« Nous sommes à Fort-Cherguib, dans les confins. Une petite garnison s’y exerce à une guerre immobile. L’Éxil  est un beau roman : linéaire, direct, aigu. Il contient des pages admirables sur l’antique souffrance des Algériens et des méditations profondes sur la guerre et sur la mort. Tous les héros ici sont vrais, blessés au dedans, humains. »
Xavier Grall, Témoignage Chrétien.
 
« Christian Dedet nous passionne depuis son premier livre. Il est médecin comme son héros, ce qui le rend peut-être plus attentif mais, surtout, il a le don d’entendre ce qui se dit et ce qui n’a pas été dit. Tout au long de L’Éxil , nous suivons le médecin-lieutenant Dussault aux confins du désert où la guerre d’Algérie n’a pas daigné frapper. »
Maud Frère, Le Soir.
 
« Christian Dedet a voulu et su développer le thème de la purification par la solitude, surtout quand elle est le désert même, l’horizon vide sous le ciel vaste, l’éloignement de l’inutile, l’immersion dans l’ élémentaire. »
Pierre-Henri Simon de l’Académie française, Le Monde.
 
« La médecine militaire tient dans son aventure une large place et y est évoquée avec une rigueur parfois hallucinante, au moyen des termes techniques les plus précis. Ce roman simple et vrai, à la fois nous dépayse et, en nous mettant tête à tête avec ce qu’un homme peut avoir d’irréductiblement solitaire, nous contraint de réfléchir sur la misère et la grandeur de notre condition. »
Maurice Chapelan, Le Figaro.
 
« Les morceaux de bravoure, comme l’intervention chirurgicale improvisée, ou la mort de Bornier, sont dramatiques, avec une simplicité de moyens et une précision de vocabulaire remarquables. Mais c’est dans l’exercice quotidien de son métier, dans les rapports avec les malades que le médecin-lieutenant  Dussault devient poignant. »
Étienne Lalou, L’Express.
 
« Le véritable Sud, celui où l’homme peut enfin se décharger de son fardeau d’humanité, est, comme le dit très bien M. Dedet, un pays sans chemins. Il ne figure sur aucune carte. Ultime Thulé, Agartha, on doit, pour y atteindre, traverser les mers Adraganthes dont parlait Céline, le plus tourmenté des damnés. »
Philippe Sénart, La Revue de Paris.
 
« Peu d’écrivains de sa génération ont comme Christian Dedet cette gravité frémissante ni ne vous imposent avec autant de force leur conception de la vie. Ses livres sont moins des histoires que des confidences (…) Tout cela  dans l’éclat d’un paganisme qui donne aux mots une espèce de rigueur solaire, aux images une plénitude heureuse, sans rien ôter de ce qui fait vibrer la voix lorsqu’elle trahit les plus secrètes passions. »
Maurice Chavardès, La Quinzaine Littéraire.
 
« Le romantisme ici retrouve la source de la grande tradition baudelairienne. Le mal d’exister, notre impuissance à vivre selon nos songes héroïques, ce n’est pas la faute de l’époque, mais c’est notre faute personnelle. Une inaptitude fondamentale qui nous ronge et nous dévaste. (…) La fatigue de la vie, l’usure des jours, et la détresse qui traverse les mots égarés dans des impasses sans lumière, tout cela s’exprime admirablement dans L’Éxil. »
Pol Vandromme, Le Rappel.
 
 
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