À propos de : Le Métier d'amant
 
Résumé
 
Jeune médecin disponible au retour du service militaire en Algérie, Alain La Varène est repris par le Paris des années soixante, la vie vaine et, surtout, un goût des femmes à s’en tuer. Il a pour maîtresse Miriam, directrice de laboratoires pharmaceutiques, épouse de Chabaneau, politicien hors course à qui la jeune Sonia, avant la maladie, donne le coup de grâce. Alain délaisse Miriam pour Sonia, comme il en délaissera tant pour d’autres. Jeune ou vieux — Chabaneau n’est-il pas la projection future et désespérée d’Alain ? — Don Juan se révèle proie plus que chasseur ; il souffre avec celles qu’il meurtrit ; possédé du désir il manque d’amour : l’homme couvert de femmes reste à découvert devant le néant.
 
Critiques
 
« Ces amants tristes qui provoquent la mort… Christian Dedet suit le chemin où Drieu La Rochelle, un jour, s’est arrêté... et l’on verra dans son refus des réalités du monde un des signes les plus clairs du romantisme contemporain. »
Kléber  Haedens, Paris-Presse/L’Intransigeant. (Lire l'intégralité de l'article : cliquer ici)
 
« À vingt-trois ans il écrit un bouquin assez extraordinaire, lucide, cruel et incisif, qui s’appelait Le Plus grand des taureaux. La critique unanime a salué ce livre comme étant plein de promesses. Aujourd’hui, avec Le Métier d’Amant, nous retrouvons ce détachement, cette lucidité cruelle, cette aristocratie au sens où l’entendait Montherlant. On trouve bien ici le drame d’une jeunesse dupée et qui se retrouve dans une nudité atroce. »
Jacques Schepmans, La Cité.
 
« Christian Dedet se trouve en face d’une autre comédie, mieux fardée, d’une veulerie plus adroite : la décadence d’une société, et il écrit un livre inespéré, la version moderne de Gilles… Un goût quasi-érotique de la mort, la révolte inquiète et mal nouée, et ce déchirement intime qui n’est pas le signe d’une âme instable, mais d’une âme divisée, disponible à toutes les tentations et d’abord à la tentation de la noblesse… Une langue très nette, musclée, accompagne le chant de la jeunesse perdue. »
Pol Vandromme, La Table Ronde.
 
« La semaine même où Michel Bernard vient décevoir un peu l’espoir qu’on avait mis en lui, nous faisons désabusés mais non découragés, un nouvel acte de foi. Auteur de ce Métier d’Amant qui est un des meilleurs romans de l’ année, M. Christian Dedet nous décevra-t-il à son tour ? Au moins pouvons-nous dire qu’il ne fait pas de grimaces, et que le visage de son héros où se sent à la fois la faim et le dégoût de la vie, est de ceux qui peuvent nous inspirer confiance. D’emblée nous l’aimons. M. Christian Dedet doit rester sur la brèche, par où il s’écoule et se perd ; un témoin, une victime, un exemple. La génération qui peut se reconnaître en lui tient à n’être juge que d’une passion achevée. »
Philippe Sénart, Combat.
 
 
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