Né le 12 septembre 1936 dans une famille de hobereaux languedociens, Christian Dedet passe son enfance entre le château de Cournonterral, dans l’Hérault, la ville d’Alès, dans le Gard, et les vacances studieuses au collège santa Maria immacolata, à Rome.
Sollicité par une double vocation de médecin et d’écrivain, il décide de les assumer l’une et l’autre.
Après un été sac au dos avec ses camarades, en Grèce, au Liban, en Syrie et en Égypte, en 1955, il commence ses études de médecine à l’université de Montpellier, tout en animant, avec Henk Breuker, Jean Joubert et Francis Catel, Les Cahiers de la Licorne.
Débuts littéraires sous le regard amical du grand écrivain Joseph Delteil.
Remarqué par Luc Estang, qui l’invite à publier aux éditions du Seuil, son premier roman, Le Plus grand des taureaux  paraît en 1960 et attire l’attention de la critique et du jury Goncourt. Il est suivi, toujours au Seuil, par deux autres titres d’inspiration hispanique : Le Métier d’Amant  (1962) et  La Fuite en Espagne (1965).
À l’issue d’un service militaire réduit à deux ans, en cours de route, par la fin de la guerre d’Algérie, il décide d’embrasser la carrière de médecin thermal à Châtel-Guyon : il sera auprès des curistes, dans le Puy-de-Dôme, de mai à septembre et pourra, ainsi, consacrer la moitié de son temps à l’écriture.
Cette double vie, entre Paris et l’Auvergne, la médecine et la littérature, acrobatique parfois, heureuse toujours, va se poursuivre désormais pendant trente-trois ans.
Les livres se succèdent : en 1967, L’Exil (roman, Éditions du Seuil) se situe dans le climat du drame algérien, Le Soleil pour la soif  (roman, Julliard, 1978) dans le cadre des premières années de l’Algérie indépendante, tandis que La Casse  (La Table Ronde, 1973) évoquait les événements de Mai 68.
 
 
Au cours de cette période, Christian Dedet participe à la vie littéraire en collaborant à l’hebdomadaire Arts  (de 1962 à 1967), à Combat et au Figaro littéraire (de 1967 à 1974), au  Quotidien de Paris  (de 1975 à 1983) ; il est membre du comité littéraire de la revue Esprit  (de 1967 à 1979) et signe des études dans diverses revues comme La Table Ronde,  la N.R.F., Les Cahiers de l’Herne.
À partir des années 80, l’attirance de l’ Afrique et des grands espaces met fin à ces activités critiques ou journalistiques et, en 1985, La Mémoire du Fleuve, publié aux éditions Phébus, obtient le prix des Libraires.
Cette histoire d’une famille de myénés orungo du Gabon, des débuts de la colonisation aux indépendances, à travers les ambiguïtés et les « détribalisations » de l’Afrique, sera maintes fois rééditée (Le Livre de Poche, France-Loisirs, Succès du Livre, Maxi-Livres, actuellement en Phébus-Libretto) jusqu’à devenir un livre-culte pour les amoureux de l’Afrique.
Dans la veine du roman vrai, nouveau best-seller en 1988 : Le Secret du Dr. Bougrat  (Phébus et Pocket, actuellement en Phébus-Libretto) retrace le destin d’un bagnard des années 30 devenu médecin des pauvres et héros national au Vénézuela.
Les Fleurs d’acier du Mikado, en 1993, aux éditions Flammarion, sont la biographie de l’ingénieur du génie maritime Émile Bertin, créateur de la marine japonaise à l’ère Meiji et premier témoin, avec sa famille, à Tokyo, de l’avènement du Japon moderne.
Ce violent désir d’Afrique  (Flammarion, 1995 ; France-Loisirs, 1996 ; prix François-Sommer de la fondation de la Nature et de la Chasse) est une chronique de la grande chasse africaine, de notre après-guerre aux récents conflits dans les régions sub-sahariennes.
En 2000, Christian Dedet revient à des écrits plus intimes, bien que déterminés encore par l’observation ethnographique. Un récit de séjours au Bénin, Au Royaume d’Abomey (Actes Sud), faisait dire à Pol Vandromme : « Dans l’œuvre foisonnante de Christian Dedet, l’Afrique occupe une place prépondérante. C’est cette matière élaborée, soumise à l’attention miséricordieuse d’un médecin et au regard ardent d’un poète. »
Avec Sacrée Jeunesse (Éditions de Paris, 2003) commence la publication d’un journal intime et littéraire tenu depuis 1958. Plusieurs volumes devraient suivre.
Au cours de sa vie sportive et aventureuse, l’auteur a pratiqué l’équitation, traversé à ski nordique pendant trois hivers consécutifs le nord de la Finlande, du cercle polaire à la mer de Barents, descendu en pirogue les sauts et rapides du Maroni, partiellement remonté l’Orénoque, effectué deux traversées sahariennes, parcouru une quinzaine de pays africains ; il a présidé en 1990 la Guilde européenne du raid.
Fervent adepte de la tauromachie depuis sa jeunesse, il assiste chaque fois qu’il le peut aux corridas de la féria d’avril à Séville.
Pianiste jusqu’à l’âge de vingt ans, et wagnérien de toujours, il est membre de l’A.R.O.P. (Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris).
Il est marié depuis 1967 à Paule Garrigue, artiste catalane devenue illustrateur des spectacles (B.N.) et spécialiste en peinture des avant-gardes russes.